PENSER AVANT L’INTERVENTION
Avez – Vous remarqué les difficultés
que vous avez à parler d’un sujet
que vous ressentez mal, que vous n’avez
pas vécu. Vous esquissez quelques suggestions,
vous bredouillez une citation et vous ne terminez
que rarement vos phrases, trop heureux qu’un
autre accapare l’attention et vous rejette
dans l’ombre.
Avez vous remarqué
que quel que soit le contexe, vous devenez intarissable
lorsqu’on vous pousse dans vos retranchements
et que sous l’effet de la colère
ou de la passion vous racontez votre vie avec
chaleur et conviction. Rappelez-vous on appelle
ça “sortir de ses gonds”.
Comment ? Se préparer à un discours
pourra se dire aussi “se préparer
à sortir de ses gonds” comment.Et
bien en étant vous mêmes! N’imitez
pas les autres. Votre parole doit être
l’expression de votre experience de vos
convictions de votre personnalité et
de votre style de vie.Vous ne pouvez bien exprimer
que ce que vous êtes, et ce que vous êtes
est la conséquence de ce que vous avez
vécu.
Comment se préparer
et quel temps faut-il y consacrer.
Peut être des années, peut-être
dix minutes selon que vous avez longuement vécu
le meme ou que vous vous découvrez l’envie
de l’aborder. Dans ce cas il faut commencer
par le vivre, vous en imprégner, jusqu’à
ce que vous commenciez à en avoir une
vision globale et précise. Faites ceci
sans vous préoccuper de votre discours.
Après cette période boulimique,
il vous faudra prendre du recul, c’est-
à –dire commencer a conceptualiser,
à synthésier, à apprendre,
à exprimer votre nouveau savoir. Pour
cette nouvelle étape un moyen simple,
ne perdez aucune occasion d’en parler
autour de vous, votre présentation s’affaire
chaque fois que vous la remettrez au banc d’essai,
et cela vous aidera à identifier les
détails importants qui font mouche sur
votre auditoire. Une dernière étape
intermédiaire avant le discours: Sa preéparation
finale en fonction de votre auditoire et du
temps qui vous est accordé.
Nous allons voir maintenant
quelques techniques qui vous aideront à
structuer votre papier.
BIEN UTILISER LE TEMPS
PREVU
Pour vous débarrasser de l’angoisse
d’être “trop court”
ou “trop long”, prévoyez
un certain jeu, c’est- à –dire
quelques idées secondaires que vous aurez
la liberté de développer ou d’abandonner.
Entrainez-vous avec une montre.
ADAPTER L’EXPOSE
A L’AUDITOIRE
L’exposé
d’information doit intéresser pour
instruire. Evitez deux excès. ·
Trainer sur des faits connus de vos auditeurs;
· Passer
rapidement sur ce qu’il ignorent, se contenter
d’une allusion là où il
conviendrait d’etre explicite. Méfiez-vous
du vocabulaire technique accessible aux seuls
spécialistes: évitez le jargon
inutile, prévoyez de définir les
mots savants dont l’emploi vous parait
indispensable. QUE FAUT-IL ECRIRE ?
Des notes trop sèches, trop réduites,
vous laisseront peut être “en panne”.
Les débutants ont plutôt tendance
à rédiger le texte complet de
leur exposé ils se sentent ainsi à
l’abri, il n’y a plus qu’à
lire…quitte à endormir l’auditoire.Evitant
ces erreurs vous relèverez:
· Un plan très
clair et assez détaillé. Racherchez
la formulation la plus brève et la plus
nette. Utilisez des caractères de dimensions
différentes ou des couleurs pour distinguer
idées principales, idées secondaires,
exemples
· Les chiffres,
les citations l’indication des pages des
livres ou de revues dont vous voulez lire un
passage, placez dans l’ouvrage un signet
de façon à éviter les temps
morts. Ecrivez entièrement votre introduction
et votre conclusion, ce qui vous permettra de
ne pas bafouiller au départ et de terminer
avec fermeté.
COMMENT DISPOSER CES
NOTES ?
La présentation doit être aussi
claire que possible pour faciliter le repérage
· Écrivez trés lisiblement:
aérez vos notes.
· Employez un papier de bon format; on
met parfois de la coquetterie à n’utiliser
que des petits bouts de papier très discrets,
ce n’est pas à conseiller aux débutants.
· N’ecrivez que sur un seul
coté de la feuille et paginez; évitez
d’agacer ou d’amuser vos auditeurs
en vous interrompant pour chercher la suite,
en froissant du papier devant le micro. Ces
précautions prises, il faudra, le moment
venu faire à vous-même pour la
part d’improvisation qui reste. Vous vous
apercevez qu’avec un peu d’habitude
on arrive presque toujours à terminer
correctement la phrase dans laquelle on s’était
engagé imprudemment. Vous veillez à
ne pas trop répéter le même
mot ou la même formule (ou le même
son, car le phénomène d’écho
ou de rime est assez fréquent). Ne vous
imaginez pas que tout est perdu si vous avez à
corriger une construction à chercher
une expression plus juste: ces améliorations
spontanées donnent au contraire à
votre discours une allure vivante.
PENSER PENDANT L’INTERVENTION
Lorsque vous faites face
à un auditoire, vous devez oublier tous
les détails: voix, respiration, gestes,
maintien. Oubliez tout, sauf ce que vous dites.
Ce que veut un auditoire, comme disait la mère
d’Hamlet “c’est plus de substance
et moins d’art”. Vous devez être
très intéressé par votre auditoire
et par ce que vous dites au point d’en
oublier votre comportement.C’est vous
que l’on attend et non pas un pale imitateur
sans talent. Soyez vous même et ne pensez
qu’à ce que vous dites, votre corps
vous suivra si vous l’oubliez et vos gestes
et vos attitudes lui seront imposés par
votre conviction. Il est de toute manière
trop tard pour le contrôler, l’entrainement
a précédé l’action
et les reflexes ont été acquis
par un long travail préalable. Alors
pour tous les conseils qui vont suivre, une
seule règle suivez les avant, pendant
le discours, il sera trop tard puisque votre
attention devra être exclusivement tournée
vers ce que vous dites et la manière
dont le reçoit votre auditoire.
ASSUREZ-VOUS QUE TOUS
VOUS ENTENDENT
Genés par le “trac”, absorbés
par ce qu’ils ont à dire, les débutants
oublient parfois qu’ils doivent transmettre
quelque chose à quelqu’un. D’ou
très souvent des exposés inaudibles,
même à 2 ou 3 mètres seulement,
et cette situation peut se prolonger jusqu’au
moment où le public proteste. Parlez pour celui
qui est le plus éloigné de vous.
ne criez pas:c’est le moyen le plus sûr
de se fatiguer et de ne pas être écouté..
une intensité de voix moyenne suffit
habituellement, à la condition que vous
articuliez avec soin. Tenez compte des
bruits ambiants.
On produit plus souvent une mauvaise impression
à cause d’une diction défectueuse,
que par suite d’une insuffisance ou d’un
manque d’ordre.
Prendre
Rapidement des décisions dans les réunions
La Procédure
Parlementaire
Le Protocole