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Le Printemps des arts

Le Printemps I Les sessions I Galerie Photos II Galerie photos II

Kairouan est une ville culturelle de dialogue des civilisations par excellence où chaque année (au mois d'avril) le festival international "Printemps des Arts"offre l'opportunité à des sommités de l'Art et de la culture de se rencontrer et de discuter sur un thème précis histoire d'approcher, de connaître et d'aimer l'autre envers et contre tout..

Qu'ils soient Tunisiens, Egyptiens, Syriens, Français, Espagnols, Italiens ou Portugais, ils parlent une seule langue commune celle de la poésie, de la musique, du cinéma et de l'art durant une dizaine de jours de rêve.

Bien que le festival a démarré en 1995 (co-organisé avec la JCE de Kairouan), l'équipe du Printemps des arts ne s'est constituée en association qu'à partir du 30.09.2000 (JORT N°18 du 21.01.2001).

Elle continue, toutefois, le travail avec brio et persévérance.

Pendant toute une décennie le festival est l'affaire d'une seule équipe motivée et passionnée (fondateurs) qui s'est agrandie heureusement en janvier 2004 eu égard l'énormité de la tâche pour atteindre dix membres d'une même âme (tous des littéraires, artistes et poètes)

La volonté du comité d'organisation est d'atteindre avec la complicité d'artistes du monde entier un public de plus en plus en plus large constitué pour la plupart de jeunes étudiants.

Le festival parrainé par le Ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine et qui devient international a certainement gagné en maturité et en notoriété.

A l'heure où la bonne gouvernance gagne désormais le milieu associatif il est temps que le comité directeur se penche sérieusement sur la question par :

  • des choix faits plus judicieusement et collégialement qui seraient adaptées aux réalités et aux attentes des adhérents, volontaires, donateurs et sympatisants.
  • le respect du principe de cohérence et de transparence passant par l'amélioration des procédures internes, le recours à la planification stratégique, la mise en place de processus qualité et de contrôle des risques.
  • la responsabilisation des divers niveaux décisionnels et l'implication de tous les adhérents, volontaires et bénévoles.
  • la mise en place d'une structure exécutive matérialisée par la nomination d'un directeur d'action doté de larges pouvoirs et d'un trésorier désigné par les donateurs ou les pouvoirs publics.
  • la mise en place de mécanismes internes de contrôle indépendant (commissaires aux comptes, auditeurs internes, comités d'audit et de donateurs)
  • la composition du bureau directeur, la durée de leur mandat, leur formation et le rôle qui leur est dévolu. la périodicité des réunions d'information et des assemblées générales.

Mohamed Rebai
[email protected]

Les Fondateurs

  • Abdeljelil BOUGUERRA
  • Moncef LOUHAIBI
  • Hamadi LOUHAIBI
  • Badreddine BEN SAID
  • Mohamed SAHBI ALLANI

Le Bureau Directeur ( AGO du 29.01.2004)

  • Hamadi LOUHAIBI-Président
  • Abdeljelil BOUGUERRA-Past-Président
  • Moncef LOUHAIBI-Vice-Président
  • Mohamed Mehdi MAGHDOUD-Secrétaire Général
  • Khaled ALLANI-SG Adjoint
  • Mohamed Sahbi ALLANI-Trésorier
  • Mondher CHAFRA-Trésorier Adjoint
  • Hamida HALIOUI-Membre
  • Amor AIFA KRAIEM-Membre
  • Badreddine BEN SAID-Membre

Kairouan, la prestigieuse, a fêté du 9 au 16 avril derniers son 11ème Printemps des Arts. Théâtre, musique, cinéma, photo, tables- rondes et soirées poétiques ont réuni artistes de nombreux horizons et public attentif sur le thème " Les arts et le Patrimoine ".

Kairouan, la vieille cité des Aghlabides, fascina Paul Klee qui, alors qu'il y séjournait en 1914, nota dans son Journal : " La couleur me possède [...] Je suis peintre ".

J'en avais, l'an dernier, visité la célèbre Grande Mosquée, au gré d'une halte trop brève, alors que je remontais du Grand sud vers Tunis. Aperçu qui m'avait laissée sur ma faim. Cacophonie troublante de blancs et de faïences des médersas, des zaouïas et des mosquées…J'y avais deviné la ville la plus arabe de Tunisie, loin de la mer, jalousement repliée sur ses trésors.

Quittant Paris et un hiver interminable, j'attendais avec une joie non dissimulée cette lumière qui, dans les venelles étroites de la médina, avait ravi le maître de la peinture polyphonique…Mais, fait inhabituel en cette saison, à quelques semaines de la fête du Mouled, " anniversaire " de la naissance du Prophète, la Ville sainte restait voilée de nuages et de froid, boudant notre désir de la saisir dans l'éclat qui pare sa légende.

En ce 9 avril 2005, le Printemps était résolument ailleurs, au-delà des fantaisies du ciel et du baromètre…Il était dans l'échauffement des rencontres et des échanges qui, chaque année, rapprochent poètes, artistes- plasticiens, photographes, musiciens, comédiens pour l'essentiel venus de Tunisie mais aussi de toutes les rives de la Méditerranée et au-delà.

Né de la volonté de quelques artistes tunisiens soucieux de dialogues culturels et de découvertes de l'autre, ce Festival international, qui fêtait cette année sa 11 ème édition, a su, dès ses débuts, attirer bien des talents parmi lesquels les poètes Adonis, Mohammed Bennis, Nizar Kabbani, André du Bouchet, Bernard Noël, Guillevic et de nombreux grands noms du cinéma arabe tels que Yousra ou Kemel Chennaoui.

" Notre objectif est de désenclaver culturellement la ville de Kairouan par une ouverture très large sur tous les arts " déclare le Président Hamadi Louhaibi, qui vient de succéder à Abdeljelil Bouguerra, et enseigne par ailleurs, le théâtre et le cinéma à l'Université de Kairouan. Tout à la fois auteur, metteur en scène et acteur, cet homme-orchestre qui poursuit parallèlement une carrière d'acteur au cinéma et à la télévision entend relier tradition et modernité des arts dans l'ancienne capitale sahélienne…

Malgré le froid, le public vint nombreux : pour la projection des films de Raghda, " star " du grand écran syro- égyptien, engagée en faveur des enfants d'Irak auxquels elle vient de consacrer un long-métrage, et aussi pour les représentations théâtrales, notamment une adaptation très libre du " Bourgeois Gentilhomme "…

Le Mausolée Sidi Abid, édifié au 14ème siècle, aujourd'hui siège de l'association de Sauvegarde de la médina, prêta son cadre somptueux aux soirées poétiques euro- arabes et tunisiennes.

Dans le patio arabo- andalous, on écouta toutes langues arabe, française, allemande et portugaise mêlées, les textes de nombreux artistes venus de Syrie- parmi lesquels Shaher Khadra -dont les Poèmes choisis, traduits en français par Hedi Khelil, viennent de paraître aux éditions L'Harmattan- et Abdelkader Al Hossni, du Yémen, du Qatar, du Liban, mais aussi de Suisse, avec Ingrid Fichtner et Johanna Lier, du Portugal avec Rosa Lisa Branco et de France avec Yves Mézières et Catherine Stoll-Simon….

La soirée était présentée par Mohamed Ghozzi, professeur de littérature arabe à la faculté des lettres de Tunis et surtout l'un des fondateurs de " l'école de Kairouan " qui, dans les années 70, aux côtés d'autres poètes de la région tels que Moncef Louhaibi, s'employa, en réaction à une poésie alors unilatéralement idéologique, à redécouvrir les textes d'inspiration soufie.

Cherchant à " ranimer l'instinct de ciel en chacun de nous " selon l'expression de Mallarmé, ce courant diffusa également les œuvres de Saint John Perse et de Rimbaud, qui, alors traduites en langue arabe, pouvaient ainsi trouver un public plus large de ce côté-ci de la Méditerranée.

Catherine STOLL- SIMON* Paris le 17.07.2005

*Poète et Plasticienne, Catherine STOLL- SIMON vient de faire paraître " Goût de lumière " en édition bilingue, à la Maison de poésie de Tunis.

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