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Les Faïences à Reflets métalliques de Kairouan

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Minbar I Toub & kallala

 

Historique

Outre les superbes céramiques de Qallaline (Tunis) du XVIIe et XVIIIe siècle de l'époque Ottomane et celles de Nabeul (Tunisie) actuellement il existe déjà à Kairouan au IXe siècle (Période Aghlabite) une vieille tradition de fabrication de Faïences dont la technique a été probablement importée de Mésopotamie

Les carreaux à reflets métalliques ornant le "Mihrab" de la Grande Mosquée dont la construction est attribuée selon Al Bekri à Ziyadat allah (3e Prince de la dynastie aghlabite dont le suzerain à Baghdad est le célébre Haroun Errachid) qui l'aurait exécuté en 836.selon Ibn Neji  dans "Maalem el imen" le mihrab reçut sa parure sous Abou Ibrahim Ahmed (Suzerain à Baghdad Al moutawakel ) en sont le parfait exemple.

Au début du XXe siècle en plus de la mission Allemande sur le site de Samarra (capitale des califes abbasides de 836 à 883 Ap JC) qui a découvert des faiences analogues et celle de Morgan à Suze de grands chercheurs Européens se sont penchés sur la question de savoir si ces carreaux de faïences constituant un vrai mystère ont été réellement importés ou fabriqués sur place et de les localiser dans le temps et dans l'espace.

Il s'agit de :

H.Saladin (La Mosquée de Sidi Okba à Kairouan Paris 1898)

G.Migeon (Musée du louvre- L'Orient

musulman-Céramique Paris 1912) 

M.Pézard (La céramique archaïque de l'Islam)

A.J. Butler (Islamic pottery a study mainly historical Londres 1926)

Au IXe siècle de notre ère, nous la voyons surgir très complexe et très caractérisée sur trois points à la fois à Kairouan, en Egypte et en Mésopotamie.

Les carreaux de Kairouan ont souvent fait l'objet de rapprochements et même de controverses assez vives.

Des savants Tunisiens déclaraient que d'après les textes ces carreaux avaient été au IXe siècle en partie envoyés de Baghdad en partie fabriquée sur place par un homme qui venait du même pays.

L'Egypte aussi révéla des pièces analogues

Tandis que le savant anglais J. Butler tend à attribuer à l'Egypte la première place dans le développement de la céramique musulmane

G. Marçais après avoir étudié historiquement et techniquement les pièces elles mêmes prouvait dans son livre (Les faïences à reflets métalliques de la Grande Mosquée de Kairouan) que l'origine est bien mésopotamienne .

 D'abord en dehors des rapports officiels, les relations de toute nature économiques et intellectuelles étaient constantes entre Kairouan et Baghdad et jamais entravées et les ponts n'étaient pas du tout coupés à l'époque où les émirs Aghlabides enrichissaient le mihrab de la grande mosquée.

Ensuite les éléments qui entrent dans la composition générale des décors sont empruntés à la géométrie et à la flore. toutes ces formes procèdent de formules familières aux ateliers mésopotamiens

Cette analyse et surtout les croquis, les aquarelles et les photographies qui l'accompagnent ont facilité les comparaisons de ces pièces avec les faïences trouvées à Samarra et à Suze.

L'analogie des techniques, des tons, du style, des compositions, des silhouettes est évidente et a d'ailleurs été plusieurs fois signalée. L'identité des jeux de fond s'y ajoute et ce détail n'est pas négligeable car il s'agit là de recettes d'atelier, de traditions léguées d'ouvriers à apprentis qui constituent comme des marques d'origine.

Ornementation

Toute l'ornementation supérieure du mihrab est réservée à la faïence. Toutefois, il semble bien probable que des modifications ont été opéréses depuis le IXe siècle

Tous les carreaux sont présentés en angle en bas. ils ne garnissent pas intégralement le mur ;  ils sont disposés en damier les vides laissés entre eux présentent des motifs floraux peints en bleu sur l'enduit.

139 carreaux complets et une quinzaine de fragments en deux séries polychromes et monochromes mesurant 211 mm de côté apparament sortis du même atelier allant du clair au sombre, le champ garni de jeux de fonds composent l'ornementation.

un genre de décor végétal d'allure plus naturaliste nous montre des feuillages au limbe rempli de petits motifs répétés portés par des rameaux qui s'implantent eux mêmes sur une ligne fine enrichie de points.

d'autres motifs graphiques formant un groupe de lettres peut être lu "la royauté est à allah"

d'autres motifs représentant des hachures des treillis, des damiers, des imbrications, des semis de points, de chevrons, de volutes, des cercles par bandes, des cercles ponctués avec pointillés intercalaires.

Enfin il est à signaler que des fragments céramiques actuellement exposés au musée du Bardo ont été trouvés dans un tell situé à 4 km au sud de Kairouan à l'emplacement de "qaçr al qadim" ou "abbasiya" fondation des émirs aghlabites habité de 801 à 877.Ap Jc sont également similaires aux faïences mésopotamiennes. 

Mohamed Rebai
[email protected] 


Faïences Tunisiennes

 

Carreaux de faïences
à reflets métalliques 

encadrant le mihrab 

de la Grande 

Mosquée (IXe)

 

Mihrab de la Grande

Mosquée de Kairouan 

Reflets métalliques 

des Faïences 

du Mihrab

 

Faïences murales au 

Mausolée Balaoui

 

Faïences murales au 

Mausolée Balaoui

 

Faïences monochromes

 

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