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Les maisons arabes  de Kairouan

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Minbar I Toub & kallala

La medina de Kairouan comprend 1600 logements environ dont 1000 sont des "Dar" (maisons arabes à patio) situées au rez de chaussée, 300 "Dar" avec étage et 300 "Ali" (Appartements indépendants à l'étage)

dar RebaiLes maisons arabes de Kairouan qu'elle soit une Grande demeure, une maison bourgeoise ou même une maison modeste sont de conception presque identique. Elles sont construites en "Yajour arbi" (brique cuites) en double rangée dont l'épaisseur peut atteindre les 110 cm liés par un mortier traditionnel "baghli" avec remplissage intérieur de briques de blocage garantissant une isolation thermique et acoustique bien naturelle.

Les fondations sont en "nisf" mélange de gros tessons de briques, de sable et de chaux compressés selon un plan quadrilène formé de chambres encadrées de part et d'autre par deux fenêtres en ferronnerie d'art symétriques ouvrant sur une cour intérieure carrée de dimensions identiques "ouest eddar" (patio à ciel ouvert) où se déroule la plus part des activités familiales.

chambre donnant sur cour intérieureLa cour peut être dallée de blocs de "sawen" ou même de marbre et les murs décorés de faillences artisanales. Le système de "bortal" (galerie au RDC) est rarement présent dans le logement Kairouanais contrairement au logement Tunisois, Soussien ou Sfaxien.

 

 

La façade comprend un grand portail  à deux battants richement décorée d'une immense arcade en pierre et de gros clous noirs selon le statut social du propriétaire qui ne s'ouvre qu'à l'occasion d'un grand événement familial  un  mariage, une circoncision ou un décès. Le battant droit est généralement percé d'un portillon d'entrée pour un usage quotidien "qamja".

salonL'entrée principale comprend en général une ou deux "Skifa" et même trois comme c'est le cas de Dar el Mrabet (grande demeure) constituant un écran de séparation entre le monde extérieur et intérieur.

 

 

 

La première appelée "driba" contenant une banquette "doukana" est destinée à recevoir des visiteurs, amis, clients ou administrés ainsi les étrangers ne peuvent pas voir ce qu'il y a à l'intérieur.

farchLa deuxième "skifa" est strictement réservée à la famille. C'est dans cette deuxième "skifa" que se tiennent les "sabbahat" (tisserandes-jeunes filles employées par la maîtresse de maison pour les travaux de tapisserie et de tissage du fameux tapis Kairouan.

 

 

Dans les maisons bourgeoises on accède directement à la "skifa" sans "driba" constituée par une deux ou trois pièces articulées en angles droits.
Dans les logements modestes la "skifa" est constituée d'une seule pièce.

hanout hajamaUne partie de la façade est occupée par la cuisine "metbach" (cuisinière en charbons) et les toilettes "nawala" ou "dwiria" et une salle d'eau "mathara" avec une petite aération "madhoua" donnant sur la rue et une ouverture principale sur la cour.

 

 

Par souci d'intimité les ouvertures extérieures sont situées à l'étage par le biais de la "ganaria" (grillages faits de petits bois tournés filtrant la lumière du soleil).

hajamaLa chambre à coucher "majless" comprend en principe deux alcôves symétriques , la première est réservée au lit conjugal "serir" construit en maçonnerie "sedda" (lit de pierre ou on rangeait pas mal d'objets) avec matelas au fourrage séché "kort" ou en laine "souf" isolée par un panneau en bois richement décoré "hanout hajem" et couverte par un léger voile.

 

Certaines grandes demeures contiennent trois ou même quatre "majless"  selon le standing du propriétaire dont chacun est subdivisé en trois alcôves sous forme de T au lieu de deux.  celle du milieu (médiane) qui tient lieu de salon avec bancs en bois sculpté longeant les murs est appelée "Kbou" ou "Rotba". Les deux alcôves latérales symétriques sont appelés "traken" (plur.tarkina-coin).

skafL'entrée de la chambre comprend obligatoirement une "maskouka"-petit récipient en terre cuite destiné à collecter l'eau de nettoyage "taâssik"

 

 

 

le plafond est richement décoré en solives de bois peint et platre sculpté. Les artisans Kairouanais excellent dans ce domaine. La même chambre à coucher peut contenir une ou deux "Maqsura"  (chambrettes secondaires) où sont entassés des affaires privées ou même un petit canapé "divan". Les murs sont recouverts par des carreaux de faîences artisanales.

glassIl peut y avoir aussi toujours dans les maisons bourgeoises une autre pièce de forme rectangulaire appelée "bit eddiwan". Elle sert outre sa fonction de chambre à coucher de pièce de séjour "bit kaâd" pour la maîtresse de maison.

 

 

 

 

Dans un coin de la cour il y a le "majel' sorte de citerne souterraine marquée par un petit soubassement en marbre destinée à collecter l'eau de pluie et servait à faire la vaisselle avec de la cendre de bois et une "chiba" en alfa et la lessive avec du savon de Marseille préparé d'une manière artisanale et vendu à la sauvette sur une brouette par feu Sadok DHIB "Haw essaboun el beldi"

fatachaSans oublier le "assar" (baguette en bois accrochée à l'une des façades du patio utilisée pour l'essorage du linge).

Dans un autre coin ou bien carrément dans la cuisine il y a  le puits "Bir" qui servait aux grands travaux de ménage quotidien la "fatacha" (ancre) jetée au fond de l'eau pour chercher un sceau perdu 

 

 

L'eau potable on la cherchait dans la "Sabbala" ou "Chichma"(mot d'origine berbère lieu d'aisance) du quartier (fontaine publique) pour remplir la "kolla" (jarre) la "mokhfia" (gargoulette) et le "hallab" de la maison où l'eau restait bien fraîche et mieux que le réfrigérateur.

porteLes gens fortunés faisaient appel au "Nagal" (porteur) qui se déplaçait soit à pieds soit à dos d'âne muni d'un "Zenbil" (double panier en alfa pouvant transporter 2 ou 4 jarres  ou bien au "guerbaji" (Guerba-outre en peau de chèvre)

 

 

 

 

Enfin, une chambre sert à stocker les vivres "Bit el oula" ou "Bit el mouna" ou bien un petit souterrain juste sous une chambre qu'on appelle "Dahliz"caractérisée par une température ambiante aidant à conserver les denrées alimentaires. jouxtant le 'dehliz' une petite pièce appelée "kommi" ou "bit el harka" est réservée aux travaux de préparation du blé, des épices et des gâteaux etc..situé à l'étage supérieur il s'appellera "Hari" ou "matlaâ". Ces lieux d'emmagasinage constituent les éléments architecturaux spécifiques au logement Kairouanais qui les distinguent fortement du logement traditionnel Tunisien.

primusAutrefois, il n'y avait pas d'électricité publique pour tout le monde on utilisait les lampes à huile, à pétrole "El gez" (N°5) et un peu plus tard jusqu'à une date récente les années soixante le puissant "primus" (réchaud à pétrole suspendu au mur)

 

 

 

 

Maintenant avec l'électricité généralisée à tout le pays les gens sont extrêmement ravis de pouvoir s'éclairer en poussant un simple bouton en attendant pour un avenir très proche la domotique et l'immotique pour contrôler à distance les ambiances et le confort, rester en contact avec sa maison qui communique et se protéger contre les intrus.

porteLa société dans laquelle nous vivons est en perpétuel mouvement et en évolution rapide.

Mohamed Rebai
[email protected]

 

 

 

 

 

 

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