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Déjà
At-Tujibi (vivant entre 1340 et 1360, époque de
transition politique difficiles en Andalousie
et au Maghreb qui n'offrait pas une sécurité nécessaire
à l'épanouissement des échanges de produits alimentaires
la cuisine est réduite "à faire avec
ce qu'on avait".
Produits
locaux qui ne permettaient ni aux cuisiniers des
palais de se surpasser, ni aux ménagères de varier
un quotidien souvent pauvre. Selon At-Tujibi,
l'alimentation de l'époque d'abord à base
de céréales (blé et orge) puis de légumineuses,
moins fréquemment de viande, et subsidiairement
de poisson.
Avant
l'indépendance (1956) comme dans toutes les villes
musulmanes, la fête religieuse constitue un moment
privilégié à Kairouan.
Fête du
sacrifice, elle permet d'étendre à toutes les
couches sociales la consommation de la viande,
au moins pendant un jour ou deux.
Les autres
fêtes sont un moment de liesse, de bonne ambiance
même, qui parfois semblent constituer une véritable
soupape de sécurité dans une société où l'alimentation,
tout le long de l'année, restait la préoccupation
constante.
Les réceptions
pendant ces fêtes, étaient organisées autours
de gâteaux et de beignets. Ibn Razin propose plusieurs
recettes de gâteaux préparés un peu partout dans
l'occident musulman au XIII ème siècle :
le gâteau aux grains de sésames Halwa
jiljlane- halwa homsia , Halwa chamia...
La Tunisie a été longtemps un carrefour de civilisations les Egyptiens y ont apporté "kaak au sucre", les persans "refissa", les andalous "kaal el warka" et les Turcs "baklaoua, samsa, ghraiba...
Autrefois
les gens se servaient des mains pour manger,des
fois ils utilisaient des cuillères en bois "mgharfa
louh" et actuellement des fourchettes
(tradition empruntée aux Européens) sur une table
basse en bois appelée "mida
ou sofra" .
Tout le
monde se mettait autour d'un seul récipient "kassaâ"
qui peut être en bois ou en cuivre "Nhass".
"haya bismellah"
(viens manger au nom de dieu)
Ci-dessus
les recettes du terroir les plus savoureuses, les
plus exotiques et les plus singulières de la ville
de Kairouan constituant sa
richesse culturelle et nutritionnelle.
Mohamed Rebai
info@kairouan.org
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