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Jadis et jusqu'aux années cinquante le pain préparé
exclusivement à la maison "Khobz
dar"est confié au boulanger du coin.
Qui
parmi les quinquagénaires du moment ne se souvient
pas du pain préparé par sa maman pour toute une
semaine bien parfumé à la nigelle sinouj et au sésame levé dans une Siniya
en cuivre (Nhass) ou Mida en bois de diamètre
50 cm environ posé sur la tête pour le faire cuire
chez le boulanger du coin dont le four est à base
de combustibles en bois (four à bois) auxiliaire
précieux, il cuit pains, gâteaux et bien d'autres
spécialités de la cuisine Tunisienne..
Chaque
famille prenait le soin de singulariser son pain
par un repère issu de la même pâte.Il
y avait dans certains quartiers un "tarrah"(auxiliaire
du boulanger qui porte le pain au four "koucha" et le ramène cuit franco-domicile)
Qui
ne se souvient pas également de nos pères
qui commençaient dès les années 50 à acheter le
pain du Souk (Bab Jelladine ou Bab Tounes) vendu
au kilo et le cachaient sous le burnous parce
que c'était indécent et mal vu à l'époque. le
pain il fallait le préparer à la
maison.
Il
y avait aussi "Kobz el
bounou" qu'on distribuait avec une
ration de lait et de fromage aux plus démunies
"kelalla pluriel
de kellil" don de l'USAID "takaddamat
mina chaâb ameriki"
Le pain Kairouanais
reste le plus fameux de Tunisie, le plus croustillant
et le plus parfumé.
C'est
une vieille tradition de préparation du pain depuis
13 siècles (fondation de la ville par Okba Ibn
nafaa) et sûrement datant d'une époque plus lointaine
(Romains, Carthaginois, Berbère etc.. voir
Histoire de la Tunisie sur ce même site)
Déjà
au XIVe selon At-Tujibide pour faire des "Mlawi"
(galettes très minces, de véritables crêpes feuilletées
"on prend la semoule, on la malaxe, sans
levure, avec beaucoup d'eau. Après l'avoir travaillée,
la pâte est façonnée de manière à ce qu'elle
puisse être présentée sous forme de feuillets".
Ainsi
le pain aliment principal occupe une place
prépondérante dans la nourriture et dans la culture
Tunisienne constamment renforcée.
Ci-après
les principaux types de pain Kairouanais jadis
cuit au feu de bois.
Malgré
l'émergence de fours à pain électriques, les mêmes
fours traditionnels "koucha"
chauffés au mazout restent trés prisés
Mohamed Rebai
info@kairouan.org
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Siniya
pain
levé dans des moules métalliques dont
la croûte est badigeonnée d'huile. Chiha
étant le plus fameux. |
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Chaouaya
pain
cuit sur le parterre du four très léger
le plus consommé. |
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Mida
pain
saupoudré de semoule. à l'origine tout
comme le Siniya c'est un pain fait maison
qu'on confie au boulanger du coin |
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Kebir
pain
cuit dans des moules 2 fois ou même
quatre fois le pain homologué. très
croustillant et prisé . |
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Majamaa
pain
de grande dimension formé de boules
de pâtes |
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Bzezel
pain
servi dans les cérémonies de mariage
composé de petits tétons (Bzezel) |
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Mbassess
pain
de dimensions différentes l'essentiel
c'est qu'il est pétri avec l'huile d'olive,
le smen ou même la graisse de mouton |
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Kamh
pain
complet composé de farine de blé dur. |
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Mjarreh
pain
équivalent au chaway mais lacéré
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BIzzitoune
pain
farci avec des olives noires |
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Chiir
pain
complet à base d'orge |
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Bochmat
pain
cuit sur le parterre du four trés croustillant |
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Tabouna
(Galette)
pain
de campagne cuit au four circulaire
en terre cuite |
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Ftira
Ghanay
pain
de campagne cuit sur un tajine
en terre cuite |
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Mlawi
Servir
les mlaoui telles quelles et de préférence
chaudes, avec du beurre et du miel ou
du sucre en poudre. On peut également
les tremper dans du beurre chauffé dans
une poêle et les arroser de miel |
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