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De
toute époque la viande a été
toujours un produit de luxe, rare et qui se vendait
relativement cher. Les gens se rabattent le
plus souvent aux viandes dites secondaires tels
que les volailles, poulets, dindes, lapins ou
même
la viande de chevreau "Berchni"
moins chère que la viande de mouton-agneau
"Allouche".
D'autre
part, et certainement à défaut
de possibilités de conservation et
particulièrement
avant la généralisation des réfrigérateurs,
la viande était souvent séchée.
La fête de l'Aïd el Kebir (fête
du sacrifice du mouton) était l'occasion
de consommer de la viande fraîche mais
aussi de la préparer pour la conserver "Kaddid".
Comme
dans toute les villes musulmanes, la fête
religieuse constitue un moment privilégié
à Kairouan. Fête du sacrifice, elle
permet d'étendre à toutes les couches
sociales la consommation de la viande, au moins
pendant un jour ou deux.
Appréciée
pour ses qualités calorifiques et nutritionnelles la
viande de chameau
"gaoud" disparait au profit
du boeuf-veau
"Ajil" qui voilà seulement
cinquante ans n'existait pas dans nos traditions
culinaires. seuls quelques bouchers sur la route
de Tunis et précisement à Draa
Thamar continuent d'exercer.
Toutefois,
il faut noter que chez les musulmans, toute viande
consommée doit avoir été
abattue suivant les normes du coran (égorgée
et vidée de son sang), en invoquant le
nom de Dieu pour devenir hallal (propre à la consommation). Le porc est
strictement interdit . Il est interdit aussi d'avaler
du sang.
Le poisson
"oueld el bhar" (enfant
de la mer) était relativement rare
à Kairouan acheminé de Sousse ou
de Mahdia (région reputée pour son
poisson bleu) par l'Office des Pêches "diouan
el hout " qui avait dès les
premières années de l'indépendance
le monopole de distribution du poisson dans tout
le pays et qui a a été depuis liquidé
cédant la place à la libre entreprise.
Les Kairouanais
qui n'avaient pas de traditions culinaires en
la matière n'en prenaient pas souvent .
Ma grande mère ne voulait pas le voir carrément
croyant qu'il s'agit d'une "zarzoumia" (Lézard)
Ils ne
prenaient que du poisson bleu exclusivement l'été
"Mokli" (sauté)
"Mosli" (au
four) "benadek"
(boulettes
hachées) ou bien "bil
couscous"
Les poissons
dits "nobles" du genre "karous" (loup) "dandik"
(daurade) "trilia" (rougets)
n'ont fait leur apparition sur les étalages
des marchands que récemment.
Toutefois
sachez que les poissons en méditerrannée
restent les plus savoureux du monde. le poisson
stimule votre intelligence "al hout ythaki",
améliore la vision , optimise votre système
immunitaire et réduit le risque de maladies
coronariennes.
Alors,
conseil mangez sans modération poissons,
mollusques et fruits de mer!
Mohamed Rebai
info@kairouan.org
Viandes
(14) :
-Allouche-viande
de mouton (agneau)
-Berchni-viande
de chevreau
-Gaoud-viande
de chameau
-Ajel-viande
de bouef (veau)
-Kaddid-viande
séchée
-Merguez-saucisson
-Kercha-Tripes
de veau
-Hargma-
-Rass-Tête
de veau ou de mouton
-Daouara-andouillettes
-Djaj
souri- poulets d'élevage
-Djaj
arbi-poulets de campagne
-Dindoun-dindes
-Arnab-lapins
Poissons
(2) :
-Sardina-sardines
-Scombri-maquereau
Anciens
Bouchers Kairouanais :
-Fredj
EL LESSIS
-Kacem
EL LESSIS
-Hfaëdh
ROMANI
-Med & Ahmed
BARRAK
-Ali
BARRAK
-Youssef
BARRAK
-Kacem
BARRAK
-Romdhane
OMRANI
-Brahim
DOUMAR
-Belgacem
ZAIDI
-Mahmoud
HARGUEM
-Kenani
AL AJRA
-Med
NABLI & Regäïech AL AJRA
-Naceur
GUENNA CHAABANI
-Fredj
DOUMAR
-Ali
MIMOUN
-Hassine
AL BARSALOU
-Ali
MAJED
-Abderrazek
MAJED
-Béchir
MILED
-Jilani
SOUIDEN
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