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Enseignement primaire

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Période coloniale :

Ecole primaire el fathL'école primaire "El Fath"

 

 

 

 

Ecole primaire el aminiaL'école primaire pour jeunes filles "El Aminia" transformée récemment en Institut supérieur des Arts & Métiers.

 

 

 

Ecole primaire el assouarL'école primaire "El assouar"-les remparts"

 

 

 

 

Ecole primaire tarakL'école primaire "Tarek"

 

 

 

 

  • L'école primaire "Zarrouk" située en face de bab jelladine démolie pour construire la nouvelle cité commerciale
  • L'école primaire "El Bey"
  • L'école primaire "Essayed"

Période contemporaine :

Actuellement à Kairouan-ville il existe 28 écoles primaires fréquentées par 7958 garçons et 7655 filles soit un total de 15613 élèves.

Le système d'enseignement :

Autrefois, les études primaires ( 6 ans) étaient sanctionnées par un Diplôme de fin d'études primaires qui s'appelait "Chehada" et qui servira éventuellement aux écoliers qui quittent l'école prématurément pour un métier et la"Sixième" qui au contraire n'est pas sanctionné par un diplôme comme la Chahada mais plutôt un examen de passage au cycle secondaire.

Autre point fort de la "chehada" son titulaire serait dispensé du service militaire !

On comprend alors aisément l'engouement des gens pour la Chehada à cause précisément de ce fameux premier diplôme.

Et si on obtenait le sixième ouvrant la voie à des études secondaires ou les deux en même temps c'est la grande fête à la maison-"chroubou" (sirop de grenadines)  et "gazouz" (boissons gazeuses locales de la SOBOCO du temps de feu Tijani DHIB) surtout "gazouz labiedh" avec bouchon fixe en céramique doté de ressort dont la préparation est partie avec la chehada! sont distribués à tout le monde dans un grand "mahbes" (pot).

Ma mère répétait à longueur de journées à ses voisines venues la féliciter "mon fils a obtenu  la chehada et le sixième qu'elle  n'arrêtait pas d'entrecouper par des youyous  de joie" .

Parmi les rares filles scolarisées on comptait de véritables femmes qui se mariaient déjà avant l'examen du sixième !

Mon père quand il n'achetait pas de viande et que ma mère préparait une "chakchouka" (sorte de ratatouille préparée à base de légumes, tomates, piments, oigons, ail et courge) me disait à longueur de journée mange de la courge "elkraâ yethakki" (le potiron te procurera de l'intélligence pour la sixième) et j'en dévorais tout le temps jusqu'à aujourd'hui.

Par manque d'hygiène bon nombre d'élèves étaient à l'époque coloniale parasités par des poux de tête, de corps et du pubis.d'autres deviennent carrément teigneux et on se moquait énormément d'eux à la "medersa" (école)"ya lagraâ ya fartass ". En rentrant à la maison, ma mère qui pourtant m'emmenait tous les jeudi à hammam "el gargabia" ou "louhaychi" l'actuel "taktak" avait toujours la manie de chercher des poux dans ma tête par peur de la contagion et je ne faisais que m'incliner en tombant serein sur ses genoux car à lépoque nous avions un respect inoui pour nos mères même les voyous les plus ignobles. Un "hadith" (recueil des actes et paroles du prophète Mohamed (SAW) que nous avions appris au "koutteb" disait à ce propos que le paradis est sous les pieds des mères"al jannatou tahta akdam el ommahati"

Même plus tard à l' âge adulte, c'était moi qui lui demandais souvent de me faire une petite friction du cuir chevelu "teflili rassi yammi " peut être par habitude car il n'y a plus de poux (l'habitude est une seconde nature-me diriez-vous ou bien si vous préférez chasser le naturel il revient au galop !! c'est plutôt çà ) Franchement j'étais au comble du bonheur en m'adossant sur ses genoux . C'était un feeling incroyable (what a feeling !) Des fois elle profite pour me frotter les oreilles (me corriger). Pauvre "ya" maman, elle n'est plus là "yarham zohra" . Elle a été rappelée par dieu exactement le jour de sa naissance.

Pourtant, je la croyais toujours invulnérable. je n'ai jamais imaginé qu'elle pouvait être au crépuscule de sa vie amoindrie, diminuée et fatiguée pour aller disparaître à jamais.

Il y avait à l'époque deux maîtres à l'ancienne sévères mais respectés un pour l'arabe et au autre pour le français et le calcul.

Ils avaient un droit de regard sur nos faits et gestes même en dehors de l'école et n'hésitaient pas à nous faire une petite correction lorsqu'on faisait des bêtises du genre debout les mains levés face au mur (haut les mains) ou bien on tape quelques coups sur le bout des doigts avec un petit bâton"assa" ou "mastara" en bois de forme carré ou encore une correction plus humiliante genre fessée et des fois on passe carrément à la "falqa" pour les plus récalcitrants.  

Et comme fournitures scolaires ( achetées chez El Fejji ou Beïk Ajra ou bien prêtés par l'école aux plus démunis car la plupart des élèves étaient de conditions modestes) on avait juste deux bouquins qui peuvent être aussi prêtés par l'école deux ou trois cahiers dont le fameux cahier des citations "mahfouthat" ( Sakfou beiti hadid roknou beiti hajar) , une plume à encre et pour couronner le tout une ardoise à craie et un chiffon pour les questions-réponses et le calcul mental qu'on pratiquait d'une manière intensive.

Quelques nantis pas nombreux à l'époque poursuivaient des études particulières "darss" chez Hedhili BOUGMIZA à la Rahba et Khelifa BAKLOUTI en face du cabinet du Dr PRANZO qui mettait de l'ambiance en nous faisant apprendre par coeur la citation : (la cigale et la fourmie, si portano si porté, akra ya oum al hamami, kheïrouna mina essalami).

Enthousiaste pour l'avènement de la république (1957) il avait dénommé sa fille "joumhouria". que c'est beau et merveilleux.

Actuellement les choses ont beaucoup évolué, il n'y a plus de youyous, de Gazouz et de chroubou en somme le charme folklorique du sixième disparaît à jamais mais un tronc commun préparatoire de 3 ans ( 7e, 8e et 9e sanctionné par un diplôme-facultatif) à l'issue duquel on passe au cycle secondaire proprement dit qui dure encore 4 ans avec des filières (Maths, Sciences expérimentales, Lettres, Maths-technique et Gestion) mais énormément de fournitures et de matières qui constituent un lourd fardeau pour la génération Yaourt mais les pédagogues voient les choses autrement et c'est tant mieux.

Après la suppression du sixième, la limitation de la portée de la neuvième, le Baccalauréat reste l'unique examen national qui a une dimension sociale

Sachez enfin pour la petite histoire que c'est au cours de la saison 1994-95 que les élèves de la sixième année de l'enseignement de base n'ont pas eu à passer le concours de la sixième.

Mohamed Rebai
[email protected]

 

 

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