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Le
charme d'une Kairouanaise "katla
el ghanbouz"
Dans une vaste aire
géographique allant du moyen-atlas cour du Sahara
, subsistent encore de nos jours des costumes
féminins dont l'origine remonte au temps des Romains.
A voir la grande variété de ces costumes , on
a du mal à croire qu'ils sont pratiquement toutes
des variantes d'une même technique vestimentaire
très simple , qui tient à la fois du chiton grec
et péplum romain : celle du drapé
Le
Haïk, il s'agit
d'une longue étoffe - 6m x 2,20m - enroulé puis
maintenu à la taille par une ceinture et ramené
ensuite sur les épaules pour y être fixée par
des fibules.
Il peut être blanc
ou noir par deuil parait-il à un "bey"
(souverain ) décédé.
Autrefois,
l'usage du noir est quotidien tandis que le blanc
est réservé aux cérémonies familiales. mais
les jeunes filles préfèrent toujours le blanc
au détriment
du noir porté par les femmes mûres.
Une
fois lavé il fallait l'étirer "jabbed"
chez Baëk Gdah.
La
légende raconte que le Haïk trouve son origine
au XVIe lors de l'invasion de la Tunisie
par les Normands de Sicile et des Espagnols
conduits par Charles Quint et un peu plus
tard par Barberousse. En effet, durant cette
période de chaos pour
se prémunir contre les convoitises des conquérants
les femmes se protégeaient par le Haïk qui
cache tout le corps.
Maintenant,
avec l'émancipation de la femme il disparaît
de plus en plus (trop encombrant) et devient
presque inexistant laissant la place petit à petit
auSefsari-
immense foulard des femmes de 3m x 1,80 qui
enveloppe tout le plastique quand elles sortaient.
(plus pratique) au stéréotype body/jean encore
plus moulant ! tout à montrer rien à
suggérer
Moins
varié que le costume des femmes rurales, le
costume traditionnel des citadines se caractérise
par la sobriété de l'habit d'extérieur (haïk
) et par grande richesse de l'habit d'intérieur
(fouta et blouza).
Mohamed Rebai
info@kairouan.org
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