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la saignée-débarrasser
le corps du sang impur
La
"hijama"
dont l'appellation en arabe provient du mot "hajm" (sucer,
absorber, aspirer, extraire) a été longtemps
pratiqué par nos coiffeurs à la
place "hajamine" du temps où ils
ont été de véritables "hajam" (extracteur
de sang) et "tahar" (barbier circonciseur et par moments dentiste aussi à l'instar de si Boujdaria) et non "hallak".(coiffeur)
se consacrant exclusivement à la coupe de cheveux.
Actuellement si Mustapha Ben Amira est parmi les rares personnes à perpétuer cette tradition curative ancestrale datant de l'époque
pharaonique qui consiste à soulager le patient
du mauvais sang agglutiné au dos entravant la
circulation ce qui peut engendrer de nombreuses
maladies. Le
Prophète Mohamed "Salla allahou alayhi
wa sallam" recommanda de nombreuses
fois la pratique de cette thérapeutique aux
musulmans.
De
nos jours peut être par négligence ou simple
abandon
à cause du progrès de la médecine, les
règles
d'extraction du sang ont été graduellement oubliées
et perdues. Il
y a aussi le fait que des personnes mal intentionnées
ont refilé beaucoup de mensonges qui ont poussé
les gens à s'abstenir de l'utiliser .
Les
effets curatifs
D'éminentes
sommités médicales et cliniques arabes installées
en Syrie et en Europe réunies sous la houlette
du Professeur Abdul-Kadir John Alias Al-Dairan
ont entrepris des recherches scientifiques sur
la "hijama" et abouti à des résultats
époustouflants dans la guérison
de nombreuses maladies incurables comme
le cancer, la paralysie, la migraine,. l'hémophilie,
les maladies cardio-vasculaires, la stérilité,
l'impotence et l'incapacité de procréer, l'asthme,
le rhumatisme et les maladies ophtalmiques
après avoir fait des essais sur de nombreux patients.
Le
savant Arabe Syrien, Mohammad Ameen Sheikho a
ranimé aussi cette pratique (sunna) dans ses règles
orthodoxes.
Le
Mécanisme
D'abord
lorsque le patient entre chez le "hajam",
il dira dans le jargon populaire "nahili
zouz dam" (enlève moi deux sangs).
De même lorsque quelqu'un s'énerve il dira "bach
tnahili zouz dam" (tu vas m'enlever
zouz dam).
Le mécanisme
consiste à faire sucer du sang extrait de la partie
supérieure du dos (les omoplates) ou de la nuque
en utilisant des tasses spéciales
"Mghaïeth" soit en cuivre ou
en verre pour le dos avec une petite ouverture
ronde d'un diamètre inférieur à celui du milieu.
Le
"hajam" commence à brûler un petit morceau
de papier coupé d'un journal sous la forme d'un
entonnoir.
Après
avoir au préalable fait une incision à l'aide
d'un bistouri ou d'une lame de rasoir le "hajam"
insére le cône brûlant dans la tasse et plante
immédiatement l'ouverture de la tasse sous l'omoplate
; une grande quantité d'air brule à l'intérieur
des tasses et émet de la pression sur le corps
pour en extraire le sang impur.Quant c'est fini
les deux tasses sont retirées.
Bien avant l'avènement des "mghaitehs" on m'a dit qu'au début du siècle passé on suçait le mauvais sang par la bouche au moyen de "maçàçat" ( suceur-embout qui s'adapte à un tube permettant une vitesse d'aspiration élevée)
De nos jours le suceur de sang devient un terme péjoratif (celui qui exploite les autres). On dit aussi sucer quelqu'un jusqu'à la moelle !!
Le
"tachlitt" et le "baghtane-al fasd "
Le
"tachlitt" est également une
vieille tradition thérapeutique utilisée pour
soulager les gens essentiellement de la migraine
lorsque le "tabaâ el phil ou echafi " (antalgique) où le "ghalfane" (hydrothérapie) ne donnent pas les résultats escomptés.
Contrairement à la "hijama" qui se pratique exclusivement
par le "hajam" le "tachlitt"
de moindre complexité peut se faire par Monsieur
tout le monde.
Il
suffit de disposer d'un petite lame de rasoir
imbibée d'alcool à bruler pour se faire des petites
incisions le long du front ou pour les plus
modernes des micro-incisions latérales au front
vraiment invisibles.
On termine
la séance par un badigennage d'une écorche d'oignon "bsal"
comme antiseptique. certains en gardent
des cicatrices jusqu'à aujourd'hui et ont le
look assez ringard "goôr
barcha".
Il
y avait aussi le "bagtane" pratiqué autrefois par le "hajam". la nuque du patient est bien serrée par un foulard. les
incisions sont beaucoup plus profondes dégageant
énormément de sang. vivement que ce soit terminé.
Mohamed Rebai
info@kairouan.org
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