English version Accueil - Liens utiles - Plan du site
 Page principale
Bienvenue à Kairouan.org Imprimer l Ajouter à mes favoris l Recommander Page principale l Recherche sur le site
La naissance - "El oulada"

Aïd el Fitr I Aïd el Idha I Achoura l Abana & Tajlila l Balgha & Kontra
Burnous I Cafés I Chéchia I Chicha I Circoncision I Décès l Dialecte l El Oula Fêtes I Haïk I Hammam I Harkous l Henna l Hijama I Jebba I Jeux I Kassa
Kessoua I Kobkab I Marchandage I Mariage I Mechmoum I Mouled
Naissance I Outiya l Ramadan I Ras el Am I Sefsari I Seroual
Tagaza I Tachwiq I Tfal I Vie familiale I Yarham Zohra l Zommara

ouladaDès que la femme enceinte "Nafssa"commençait à sentir des contractions et des douleurs d'accouchement "talk" on part vite chercher "la Kabla" (accoucheuse ou matrone )  parmi les plus réputées de la ville (certaines étaient réputées et avaient le monopole des accouchements ) accompagnée de son précieux outil de travail "le Korsi" (fauteuil d'accouchement en bois troué au milieu).

Tandis que la "nafssa" faisait des prières 

يا محمد يا سيدي النبيي يا رسول الله

les youyous des femmes ne manqueront pas de remplir la maison de gaieté tout en prenant soin d'annoncer au mari impatient dans son petit coin attendre la bonne ou mauvaise nouvelle  ( garçon ou fille !) si c'est un garçon (héritier) "la nafssa" acquiert le titre de maîtresse de la maison et la  fête continue si c'est une fille on se tait et on remercie dieu qu'à même pour la vie sauve de la maman et on sert la "Bessisat ennafsa" ou la "tabkha" à tout le monde.

Durant les sept premiers jours le petit est allété par sa mère ensuite on lui prépare un repas appelé "louaâk" à base de "droo" (sorgho) ou "nchaâ" (farine) des fois mélangés avec des fruits secs finement concassés.

La dénomination du petit est souvent l'affaire des hommes. Généralement on prenait le nom d'un grand père ou d'un frère décédé comme pour le ressusciter. Actuellement on prend des prénoms à la mode  de préférence un artiste Egyptien ou Libanais( Aymen , Amir, Sadri ...).  Les Khemaies, Mokhtar , Belgacem et consorts n'ont  plus la cote.

Le bébé est soigneusement enveloppé dans des nattes en coton "kmata"

(bandage) histoire de lui assurer une croissance rectiligne sans défaut.

Actuellement cette méthode a été complètement abandonnée du fait qu'elle a engendré de nombreuses maladies aux petits qui ne pouvaient pas bouger.

On lui accroche aux vêtements un "herz" (talisman renfermant une formule écrite extraite du Coran) préparé chez les "kettaba" (généralement un meddeb) pour le protéger contre les maléfactions et le mauvais oeil.

Il est mis au "Douh" (berçeau en bois couvert de voile) qu'on accroche au mur de la "sedda "(lit des parents construit en maçonnerie) par des cordes souples en alfa "halfa" de sorte qu'on pouvait le balancer pour faire dormir le bébé en chantant. "nanni nanni jak ennoum-dors dors tu as bien sommeil" mon petit va grandir et aller au "Kottab" (école coranique).

Ainsi la "nefssa" resta au lit sans bouger sept jourset ne faisait qu'allaiter son petit. Au bout du septième jour la "nefssa" descend du lit le ventre bien tenu "makbouss" pour marcher et la fête continue.

karkouchLorsque les premières dents de lait apparaissent on prépare un "karkouch"  à base de blé tendre"kamh", de fèves "foul" et des pois-chiches"homs" cuits à feu doux mélangés avec de la confiserie fine "halwa jida" auxquels on ajoute quelques pièces de monnaie le tout soigneusement versé sur la tête du petit que les enfants s'arrachent avec grand plaisir.

Pour fêter l'apparition de la première dent du petit certains vont jusqu'à faire une "aouada" (concert oriental)

Autrefois, la grossesse resta secrète un bout de temps parce qu'elle est tout simplement le fruit de l'acte sexuel.

A l'époque les femmes se mariaient trés jeunes dès l'âge de puberté vers 13/14 ans. Actuellement elles se marient à 29,2 ans exactement. Mariées elles ne peuvent  voir de face leurs pères surtout avec un petit dans les mains. un vieux cousin me raconta qu'une jeune femme laissa tomber son petit  parce qu'elle voyait son papa approcher. Dans son esprit un petit est toujours le fruit d'un acte sexuel.

Il n 'y avait pas non plus de vaccination de bébés. on commença à la pratiquer massivement dès les premières années de l'indépendance (1956) dans les écoles primaires. La sélection naturelle a déjà fait du chemin (un tiers des enfants meurent durant les cinq premières années) mais mieux vaut tard que jamais. Actuellement la vaccination est systématique et planifiée même dans les coins les plus reculés du pays. Ce qui fait la mortalité infantile est presque insignifiante. Notre pays a fait de gros progrès en matière de santé reproductive.

Le taux de vaccination est de 95 % contre 92% pour la couverture en auscultation et en suivi prénatales.

Le bébé est sevré en principe à l'age de 2 ans. La contraception était naturelle et simple. la femme qui ne voulait pas d'un autre bébé continue à allaiter tardivement son petit jusqu'à un âge avancé.

Personnellement je me rappelle toujours d'un petit copain de classe primaire (première année) agé de 6 ans qui profitait de la récréation pour accourir à la maison toute proche de l'école prendre un petit brin de lait maternel !

Durant les premières années de l'indépendance les femmes, encouragées par les services du planning familial, découvrent le loop "scoubidou" (spirale) dont l'origine est vraiment confuse et un peu plus tard les "hrabech" (pilules).

je me rappelle , toutefois, que ces fameuses pilules ont été inventées les année "baby boom" (sixties) et mises en vente pour la première fois le 03.05.1960 dans les drug-stores américains. C'était à mon avis une date importante dans l'histoire de l'humanité.

Il peut apparaître sur la peau de l'enfant un grain de beauté "bousset khal"
littéralement (le baiser de l'oncle) si c'est plus grand il est appelé alors "chahoua" (envie) on dit et c'est bien une croyance populaire  qui n'a jamais été médicalement prouvée la femme enceinte a eu envie de quelque chose.

La mère habitue son enfant à faire ses besoins dans une "kasria"

Ensuite les années soixante les sages femmes diplômées ont fait leur apparition et ravi petit à petit le travail des accoucheuses de quartier (Kabla)

Actuellement les choses ont beaucoup évolué, les femmes modernes et émancipées consultent sans gêne des gynécologues hommes (impensables il y a seulement quelques années ).

A ajouter que l'avortement est autorisé à condition que le foetus ne dépasse pas 3 mois.

Mohamed Rebai
[email protected]

Premières sages-femmes Kairouanaises:

  • Mme Halima KHEMADJA
  • Mme Souad M'RABET
  • Mme Radia BACCAR KLAI
  • Mme Zohra BOUGMIZA MAAMAR
  • Mme Faouzia KABLOUTI KHADRAOUI

 

Haut de page
english version l accueil l contact l plan du site
© Copyright 2004-2008, www.kairouan.org - tous droits réservés
Pour toutes informations et suggestions, veuillez contacter le Webmaster
Conception et réalisation graphique : Netcreations interactive